Association SAINT CAMILLE


Grégoire Ahongbonon est originaire du Bénin. Il a émigré en Côte d'Ivoire, où il exerçait le métier de réparateur de pneus à bouaké.
Au retour d'un pèlerinage en Palestine en 1982, il prend conscience que " chaque chrétien doit apporter sa pierre à l'édifice."
Après avoir créer un centre de prières, il se met à visiter les hôpitaux, où les malades incapables de payer leur traitement sont laissés à l'abandon. Il leur apporte des médicaments. Puis, à partir de 1988, il dirige son action vers les prisons, déjà animé par la volonté de redonner une dignité humaine aux exclus. Quatre ans plus tard, il aperçoit un malade mental cherchant sa pitance dans des poubelles, s'enquiert de la situation de ces " fous " rejetés par la société et découvre, horrifié, leur état de prisonniers dans les villages du pays.
En Afrique, les malades mentaux sont considérés comme une honte pour les familles et même la société. La maladie mentale est encore souvent considérée comme les conséquences d'actes de sorcellerie. Le plus souvent, les familles n'ont pas les moyens de payer une hospitalisation où médicaments et nourriture doivent être achetés par les patients. Aussi, elles se résolvent en général à faire enchaîner leur malade mental, voire, si les chaînes le blessent ou s'il risque de se libérer à le lier à un tronc de bois mort.
Avec l'aide d'amis, il crée l'association Saint Camille et ouvre son premier centre à Bouaké en 1994. L'Association les accueille dans leur centre et leur offre d'abord des soins de santé primaires, un hébergement, de la nourriture, des médicaments pour les stabiliser et une chaleur humaine. Certains y restent à vie mais, dès que leur état le permet, Grégoire les envoient dans un des autres centres répartis à travers le pays, où ils se réhabituent à la vie civile dans des activités agricoles et d'élevage. Et, stade ultime pour Grégoire dont c'est le but recherché, les malades réhabilités sont renvoyés dans leur famille, après avoir été préalablement préparée et sensibilisée à accueillir leur fils ou leur fille.

Après le début des conflits en Côte d'Ivoire en septembre 2002, l'association Saint Camille à procurer assistance et secours à toute la population victime du conflit. Elle a organisé notamment l'acheminement et la distribution de vivres aux personnes rstées sur place, bien souvent des personnes âgées ou trop démunies pour partir.

Grégoire est venu dans la région témoigner de son action et de celle de son association. Il a animé trois conférences au mois de mai 2000 à Guntzviller, Dabo et Henridorff.
Lors de la conférence de Guntzviller, des membres de l'association ont rencontré Grégoire et lui ont remis un chèque pour participer au financement d'un nouveau centre à Bouaké.

Grégoire Ahongbonon


Présentation du centre Saint Camille de Khorogo par Soeur Janine.